Brumes
J'aime ces soirs d'automne ou la nuit indécise
Tarde a couvrir les champs de son obscur manteau
J'aime voir les contours imprécis du coteau
Se fondre avec le ciel dans une brume grise....
Et la nuit qui voudrait étendre son emprise
Sur ce coin de nature , en vain donne l'assaut
A la brume qui garde en son réseau les vallons ,les foréts , le village ,l'église...
Ainsi tel est mon coeur imbibé de chagrin
Qu'une tristesse lourde et déprimante étreint ,
Et qui pleure et gémit sous la froide grisaille...
Mais l'ombre de la mort qui rode autour sans fin,
Malgré tout jusqu'ici n'a pas encore atteint ,
Ce coeur qu'un impossible et pur amour tenaille...
de Maurice Gallien ( chambéry , octobre 1962 )
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